mercredi 21 mars 2012

Promenons-nous dans les Phrae.

Mercredi 21 mars 2012
Aujourd'hui, c'est certainement ma dernière balade en scooter. J'ai pris un thé à la guesthouse, je passe m'acheter des beignets sur le marché (un peu les mêmes qu'à Mae Salong mais ceux-là bien plus gras!) et je prends la direction du Wat Phra That Cho Hae, un temple situé à une dizaine de kilomètres de Phrae. Même si j'en ai déjà trop vus, celui-ci vaut le coup d'œil.











Le Wat Phra That Choem Chaeng qui se trouve à quelques kilomètres de là n'est pas aussi joli mais on y trouve tout de même quelques détails originaux.









La séance temples étant terminée, je peux chercher la route de Phae Meuang Phi. La seule carte que j'ai pu me procurer n'est vraiment pas très détaillée et beaucoup de panneaux directionnels sont exclusivement en thaï alors j'y vais un peu au nez...et ça marche!
Là-bas, je découvre un paysage géologique surprenant dû à l'érosion.











Après une petite marche dans le parc, je remonte sur le scooter avec pour objectif de trouver le Réservoir de Mae Thang. Ce n'est pas chose facile car j'ai bien vu un panneau à la sortie de Phae Meuang Phi mais depuis, plus rien et il y en a eu des intersections où j'ai pu avoir pris la mauvaise route. Mais ici, c'est un peu comme dans la vie: le chemin qui conduit au but est parfois tout aussi intéressant que la destination finale en elle-même. Et du coup, je me régale du paysage et de ces rizières verdoyantes que j'avais perdues de vue depuis quelques jours.







Alors j'ai bien trouvé un lac mais je suis incapable de dire si c'était celui que je cherchais. Le panneau qui m'y a conduite indiquait toute autre chose mais il y a parfois plusieurs noms pour un même lieu donc, pourquoi pas! Dans les tous les cas, il n'y avait absolument personne, juste moi et les oiseaux.







Après une petite heure de repos au bord de ce lac inconnu, je tente de faire une boucle pour rallier Phrae par une autre route que celle empruntée à l'aller et j'y parviens sans même me perdre.

Je mange dans un bon petit restaurant de Phrae où le service est impeccable (en anglais s'il-vous-plait!) et je trouve qu'il fait vraiment trop chaud pour repartir en vadrouille. J'opte donc pour rester en ville pour aller visiter la Phra Tub Jai House, une maison typique de la Thaïlande du Nord. Elle était d'abord une maison de famille avant d'être ouverte au public pour son intérêt touristique.





Je suis la seule touriste dans cette maison de 400m² et une petite dame met en route une musique de fond en me voyant entrer. Elle me parle thaï comme si j'étais des siens et me guide d'une pièce à l'autre.





En voyant les petites terrasses intérieures, je pense aux plans de ma future maison (une fois que j'aurai fais le tour du monde bien sûr) et en attendant je m'installe sur un banc à l'ombre. Dans les cinq minutes qui suivent, la petite dame vient m'apporter un verre d'eau. Trop serviables ces Thaïlandais! Et ce n'est pas tout, alors que je m'apprête à partir, elle coupe vite cinq ou six bananes d'un régime pour me les donner!

Il est à peine 15h mais je décide de m'arrêter là, de flâner un peu en ville ou à la guesthouse. Après presque trois mois à la recherche de jolis paysages, de monuments d'intérêt, de contact avec les locaux etc, je sens que je m'essouffle un peu et que je suis rassasiée!
Et quand au moment du diner je choisis de manger une assiette de crudités, c'est que vraiment j'ai besoin de changement!




Les anecdotes du jour:
*Petite pensée pour le Pays Basque avec cet éléphant aux couleurs de l'Ikuriña.



*Leçon du jour apprise auprès de la marchande de billets de loterie, à côté du stand de gaufres (oui, je ne vois pas ce que j'aurais fait vers le stand de la loterie sinon!): En Thaïlande, quand on dit "bonjour" ou "merci", on joint les deux mains devant le visage. Ce que je ne savais pas c'est que le rituel des mains ne se fait que lorsqu'on s'adresse à des adultes et jamais aux enfants ou tout du moins aux plus jeunes que soit. C'est en fait une façon de marquer son respect pour ses aînés.

Phu Fa-Nan-Phrae, ça ne traine pas!

Mardi 20 mars 2012
La nuit a été calme dans ce grand dortoir vide et elle n'a pas été aussi froide que j'aurais pu me l'imaginer.
Il est 7h10 quand je sors prendre mon petit-déjeuner. Quelques thaïs sont déjà là, des employés du centre j'imagine, et au menu...du riz, forcément!



La route vers Nan s'annonce longue et sinueuse alors un peu avant 8h, je quitte Phu Fa et le Centre de Développement, et ce malgré la brume.



Je suis bien habillée mais je roule doucement pour ne pas avoir trop froid et à cette allure , je peux parfaitement lire l'expression de surprise sur le visage des thaïs lorsqu'ils me voient traverser leur village de si bonne heure.



Je double ou je croise des enfants, marchant par petits groupes sur les bas-côtés de la route, qui se rendent à l'école située parfois à plusieurs kilomètres de leur maison; et ici, pas question de ramassage scolaire!

Je traverse un nouveau village et puis dès lors, plus rien, je me retrouve seule au milieu des montagnes. Ca monte, ça descend, ça remonte et ça tournicote sans cesse





Pas âme qui vive mises à part ces quelques chèvres et vaches.





Et puis quand même, il arrive qu'un jeune en scooter me rattrape ou que j'aperçoive, dans un champ au loin, une vieille grand-mère cassée en deux, en train de ramasser des herbes, aromatiques je présume.

On entend souvent dire que cette région de la Thaïlande est des plus authentiques, je veux bien le croire mais authentique rime aussi avec antique! Difficile de se dire que les gens de ces contrées-là, avec leurs traditions et leurs modes de vie, font partie du même pays que les "fashion victimes" que l'on trouve à la pelle à Bangkok par exemple.

Pas de visites particulières le long de cette route mais la beauté des paysages mérite à elle seule le détour.



















Vers 11h30, je suis de retour à la guesthouse et je décide de reprendre mon sac et de continuer ma route vers le sud, direction Phrae cette fois.

A 17h, j'arrive à Phrae après deux heures de bus et comme il faut tester de nouvelles choses jusqu'au bout, c'est en sahm-lor que je vais à la guesthouse.



Conclusion, c'est franchement pas très rapide et j'avais un peu honte de me faire balader comme ça et de voir comme le gars avait du mal à avancer quand on est passé sur un pont.

J'arrive à une "homestay" plus qu'une guesthouse. La propriétaire Phraiwan a en fait ouvert sa maison aux touristes et fait aussi restaurant végétarien; le résultat est tout à fait…surprenant!











Une fois installée, je pars faire un tour dans la petite ville de Phrae. Encore un endroit où les touristes n'ont pas l'habitude de s'aventurer, je sens les regards s'arrêter sur moi, les gens me sourient et me saluent.

A Phrae comme partout, il y a des temples mais il y a aussi des maisons en bois typiques et c'est bien la première ville où je trouve plaisir à marcher dans de petites ruelles où la circulation est inexistante.












Demain, je visiterai les environs.


Les anecdotes du jour:
*15 baths (soit environ 40 centimes); c'est la somme que la petite dame du restaurant végétarien dans lequel je mange à Nan me demande pour une "formule buffet"! J'ai pu tester quatre plats différents, manger des fritures de légumes et autres spécialités à base de tofu pour le prix d'une grande bouteille d'eau ici!!
Je lui donne quand même 50 baths, ça valait bien ça, autant pour la quantité que pour la qualité .